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Votre dévouée Foelia
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Je vous propose ici un long article, qui regroupe sur une seule page tout mon travail de traduction de la charte d’Adikan, adaptée à notre monde.
Si cette cité merveilleuse dans laquelle j’ai vécu sur un autre plan avant de me retrouver à vos côtés vous appelle, commencez par lire mes livres. Ils sont tous disponibles sur la boutique d’Adikan, ainsi que sur Amazon (attention, le prix est bien plus élevé, car Amazon prend plus de 40%!)
Cette charte pose les bases de la dynamique de la cité, au niveau concret. Mais Elior ne cesse de me rappeler que le meilleur des systèmes n’apporte aucun changement. Le changement vient de l’intérieur, de l’envie insatiable de passer sur un autre niveau que celui de l’ego, un désir de chercher l’absolue vérité, la puissance sans aucune domination, et l’idéal sans fanatisme… le tout sans combattre les forces opposées. Tout un travail ! Et il est temps de le faire ici, sur Solter. C’est l’heure et c’est pour ça que je suis là, avec tout mon enthousiasme !
Je vous laisse avec cette charte en 12 points. Si vous voulez interagir avec moi et me poser des questions sur cette vie-là, c’est volontiers. Laissez vos commentaires à la fin de l’article, ou envoyez-moi un mail.
Belle journée à chaque 1 !
Charte d’Adikan 1 : « Chacun a accès au travail pour recevoir le revenu minimum. »
Bonjour, mes amis cocréateurs ! Je suis Foelia. Avant de vous rejoindre dans ce monde dense, j’ai fait un stage dans un autre monde. J’ai habité à Adikan, une cité au fonctionnement particulier, qui pourrait bien inspirer notre humanité solterienne dans les siècles à venir. C’est pourquoi j’ai très envie de vous la présenter !
Dans cette série de vidéos, je vous propose de mettre le focus sur chacun des douze points de la charte d’Adikan, tels que je les comprends actuellement. Ce sont simplement les règles du jeu auxquelles chaque adikanien a accepté volontairement de jouer. Et ce sont elles qui portent notre recherche d’harmonie collective et d’unité dans la diversité.
Aujourd’hui, je vous propose d’explorer le premier point ensemble : « Chacun a accès au travail pour recevoir le revenu minimum. »
Qu’est-ce que ça signifie ? Que l’insécurité liée aux besoins élémentaires n’existe pas à Adikan. Il n’y a du coup pas besoin d’aides financières directes. Pas de chômage non plus.
Comment a-t-on mis ça en place ? Eh bien c’est assez simple : la cité entière est une oeuvre d’art collective. On la construit ensemble. Il y a donc toujours quelque chose à faire. Si on compare ça à notre mode de vie actuel, c’est comme si on pouvait se lever chaque matin et aller travailler pour notre commune, qui nous rétribue à la fin de la journée. Ça demande un peu d’organisation : il faut bien sûr s’inscrire un peu à l’avance en donnant nos préférences et nos compétences. Il y a un responsable pour chaque chantier, qui gère sa petite équipe.
Et quand toutes les tâches de maintenance sont effectuées, il y a toujours ce que nous appelons « la merveille ». La merveille d’Adikan est le Samakura. C’est le bâtiment central de la ville, qui comporte des jardins magnifiques, des salles de concert, des restaurants, des lieux de détente, des terrasses, des lieux de méditation, de silence. Il est en perpétuelle amélioration et reflète le surplus d’énergie humaine disponible, ou de main d’oeuvre. Ce qu’il a de particulier, c’est qu’il appartient à tout le monde, et que tout le monde peut faire des propositions d’amélioration. Il ne répond pas à une nécessité, mais est le fruit de la créativité collective, ou simplement de la joie.
Voilà comment, à Adikan, nous faisons vivre ce premier point de la charte : « Chacun a accès au travail pour recevoir le revenu minimum ».
Imaginez tout ce que ça change et l’énergie économisée : pas d’allocations, pas de chômage, pas de contrôles, une grande diversité de compétences à développer, une mise en lien sociale régulière au sein des petites équipes sur les chantiers.
C’est évidemment un peu plus complexe que ce que j’expose ici. Il y a bien entendu des circuits à huiler. Mais je vous assure que ça marche très bien, et ça permet une ambiance très harmonieuse, peu de tensions parce que les liens entre habitants sont plus fluides. Tout le monde se sent cocréateur de son environnement. Il n’y a donc pas de détérioration des biens communs.
Voilà donc pour cette première vidéo. J’espère que ça vous a plu et que ça pourra inspirer ceux d’entre vous qui se posent ce genre de questions. N’hésitez pas à liker et à vous abonner. Pas pour moi, mais pour augmenter la diffusion, du moins si vous trouvez que ça en vaut la peine.
Je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan et vous envoie tout mon enthousiasme.
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 2 : « Chacun offre le sixième de son temps de travail à la collectivité. »
Bonjour, mes amis cocréateurs ! Ici Foelia ! Très enthousiaste à l’idée de vous présenter le second point de la charte d’Adikan, telle que j’ai réussi à la traduire pour le moment : « Chacun offre le sixième de son temps de travail à la collectivité. »
Qu’est-ce que ça signifie ? Eh bien que quand on souhaite habiter à Adikan, on participe activement et gratuitement à la vie collective, à hauteur d’un jour par semaine minimum. On appelle ça « le jour de service ». Nos semaines comptent six jours, et chaque adikanien consacre l’un d’eux, au choix, au service collectif. Il peut s’agir de tout type de service. Par exemple, lors de mon court stage à Adikan, j’ai travaillé au Samakura en ma qualité de physicienne, parce qu’on avait besoin d’une étude acoustique de la salle de l’opera. Mais on peut tout autant nettoyer les rues, construire de nouveaux bâtiments, aider dans les parcs et les jardins. Je ne vais pas détailler toutes les possibilités. Elles sont nombreuses et variées. Pensez à tout ce qu’il y a à faire pour coconstruire une cité !
On peut prendre de l’avance sur notre service, par exemple en s’engageant sur une semaine complète, ou même un mois, ce qui nous permet de nous libérer plus de temps dans le futur. Par exemple pour partir en voyage, ou se consacrer à un projet plus personnel. La seule règle, c’est que nos heures de service doivent toujours être maintenues en positif.
Qu’est-ce que ça permet ? Plein de choses ! Déjà, chaque adikanien se sent partie prenante dans la construction et l’embellissement constant de son environnement. Il le respecte donc d’autant plus spontanément. Avec un sixième consacré au collectif, ça laisse, si vous calculez bien, cinq sixièmes pour soi, pour son propre développement, ses propres projets.
Et, quand je compare à la situation actuelle dans nos sociétés solteriennes les plus « développées », où on se demande parfois à quoi servent nos impôts, ici, on voit tout de suite à quoi sert notre énergie individuelle offerte au collectif. C’est très satisfaisant et très responsabilisant. On n’a pas l’impression d’être « taxés », voire « volés ». Il n’y a d’ailleurs pas d’impression, mais l’expérience directe de participer.
Ce n’est pas compliqué à mettre en oeuvre. On pourrait déjà le faire dans toutes nos communes : instaurer un service collectif minimum.
Il y a bien sûr un mode de décision participatif pour décider des priorités, des chantiers à faire aboutir, de ceux qui peuvent démarrer… Un peu d’organisation, et c’est parti ! Je vois à quel point les changements peuvent être simples pour nous, solteriens, dès qu’on s’en donne les moyens. Créer ainsi des lieux participatifs avec un « nombre d’heures » minimum offertes au collectif ne semble pas infaisable, n’est-ce pas ? Imaginez que toutes nos communes commencent à fonctionner comme ça ? Ne serait-ce pas le début de cette véritable cocréation à laquelle nous aspirons ?
En attendant, c’est un concept qu’on peut mettre en oeuvre dans tous les lieux fondés par des collectifs alternatifs. Et je suis certaine que ce sera la norme dans quelques années. Ça parait tellement évident !
Voilà donc pour cette vidéo concernant le second point de la charte d’Adikan : « Chacun offre le sixième de son temps de travail à la collectivité. » J’espère que ça vous a plu et que ça pourra tous nous inspirer lors de la fondation de lieux alternatifs, présents ou futurs.
N’hésitez pas à liker et à vous abonner. Pas pour moi, mais pour augmenter la diffusion, du moins si vous trouvez que ça en vaut la peine.
Je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan et vous envoie tout mon enthousiasme.
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 3 : « Chacun offre le sixième de son revenu à la collectivité. »
Bonjour, mes amis cocréateurs ! Ici Foelia ! Aujourd’hui, je vous propose d’approfondir le troisième point de la charte d’Adikan : « Chacun offre le sixième de son revenu à la collectivité. »
Si on parle de revenu, c’est bien que l’argent existe à Adikan. Oui, l’argent, lorsqu’il est une traduction transparente de l’énergie d’attention humaine, reste un médium facilitant. Et c’est un point important que j’aimerais vous faire comprendre : Adikan se veut un lieu d’épanouissement et de développement intérieur de l’être humain. Ainsi, il est essentiel de respecter les différentes maturités qui y cohabitent.
Or, chacun de nous a un ego, dont il doit prendre soin. L’ego doit être sain et solide pour que la conscience puisse s’ouvrir à sa dimension créative, qu’on appelle aussi la cinquième dimension de l’être. C’est pourquoi il est permis à chacun d’avancer vers sa propre réussite matérielle. Plus que permis, c’est encouragé ! Il y a par contre une limite à l’enrichissement personnel, pour éviter de devenir un cancer dans le corps collectif. Nous parlerons de cette limite, acceptée par chaque adikanien, quand nous traiterons le quatrième point de la charte.
Donc, chacun peut gagner autant d’argent qu’il veut, créer des activités rémunératrices selon ses besoins, ses désirs et ses élans. Et il rétrocède simplement le sixième de tout ce qu’il gagne à la collectivité. Ça ressemble un peu à nos impôts, si ce n’est que tout est simple et transparent. La transparence, d’ailleurs, fait partie d’un autre point de la charte dont on parlera dans une autre video.
Dans un monde où l’ego serait transcendé, il est tout à fait possible d’imaginer fonctionner sans argent. Dans ces mondes, on travaille alors à temps plein pour la communauté dont on fait partie, parce que toute notre vie est consacrée à notre oeuvre et à la manière dont elle s’intègre dans le collectif. Les mondes à cinq dimensions fonctionnent comme ça, avec mille variantes possibles, bien sûr.
Mais nous n’en sommes pas là sur Solter. Nous sommes seulement à l’aube de cette prise de conscience, au tout début de cette ère fraternelle. Aussi est-il important, je l’ai compris grâce à Elior, de créer des lieux de vie où l’ego a encore sa place, des lieux où toutes les maturités peuvent cohabiter harmonieusement. Un sixième : c’est le seuil minimum qu’on consacre au collectif à Adikan. On peut donner plus, bien sûr, mais pas moins. Un sixième, c’est la part de notre vie qu’on consacre à l’économie commune.
Il y aurait tant à dire encore, et bien des subtilités, mais c’est un bon aperçu.
Voilà donc pour cette vidéo concernant le troisième point de la charte d’Adikan : « Chacun offre le sixième de ses revenus à la collectivité. » J’espère que ça vous a plu et que ça pourra alimenter notre désir de passer à un nouveau stade de développement sur Solter, orienté sur l’enthousiasme plutôt que sur le profit. C’est dans ce seul but que je partage tout ceci.
N’hésitez pas à liker et à vous abonner. Pas pour moi, mais pour augmenter la diffusion, du moins si vous trouvez que ça en vaut la peine.
Je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan et vous envoie tout mon enthousiasme.
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 4 : « Le plafond financier individuel correspond au salaire minimum continu. »
Bonjour, mes amis cocréateurs ! C’est Foelia, une fois de plus ! Heureuse de vous proposer d’entrer dans le quatrième point de la charte d’Adikan : « Le plafond financier individuel correspond au salaire minimum continu. »
Alors… ça parait un peu complexe à expliquer. Pourtant c’est assez simple quand on vit avec ça, et bien pensé.
On part du principe que l’énergie collective qui peut, entre autres, être représentée sous forme d’argent, n’a pas à être détournée de manière exagérée, et pour quelque raison que ce soit, par un individu ou un groupe restreint.
A Adikan, Sesamus et ses proches avaient proposé un système intermédiaire qui permet à l’ego de s’accomplir à travers ses possessions et son besoin de réaliser ses désirs personnels, tout en ne devenant pas un cancer pour le collectif, comme une pieuvre qui s’accaparerait toute l’énergie du groupe et prendrait ainsi un pouvoir sur les autres. C’est-à-dire que ce n’est pas du communisme où tout le monde gagnerait la même chose, quoi qu’il fasse, ni du libéralisme débridé, pour utiliser les termes de notre monde solterien. C’est une juste répartition, un peu entre les deux, qui autorise les élans individuels.
En bref, à Adikan, il y a un salaire horaire minimum. C’est celui que la cité octroie à tous ceux qui souhaitent travailler pour elle. Comme je vous l’avais dit : il y a toujours du travail à Adikan, puisque même s’il n’y en avait pas, il y a toujours la merveille à construire. Imaginons qu’on gagne ce salaire minimum en continu, même lorsqu’on dort. Ça revient environ à six fois plus qu’un temps plein de travail réel. Eh bien, on peut gagner ça ! On considère que quelqu’un qui gagne plus que ça vole nécessairement une part de leur énergie aux autres membres de la communauté. Gagner de l’argent en mode non-stop, c’est la limite qui a paru acceptable aux Adikaniens.
Donc, vous voyez : ceux qui mettent au point des idées ingénieuses ou qui travaillent plus que les autres parce que leur ego doit se réaliser dans ce « plus », eh bien ils peuvent le faire ! Pas de problème. Et il n’y a pas de tabou. Ceux pour qui c’est important de gagner plus ne s’en cachent pas. Pour certains, c’est un challenge personnel et un moteur de développement, et c’est tout à fait respectable et respecté.
Par contre, je ne vous aurais pas tout dit si je n’évoquais pas nos comptes adikaniens, l’équivalent de nos « comptes en banque » si vous voulez. A part que la banque, c’est un bien collectif et… totalement transparent ! Oui, nos comptes sont visibles par tous. On en reparlera dans un autre point de la charte. Ça évite vraiment beaucoup de problèmes, même s’il faut expérimenter l’idée pour se laisser convaincre. Ça court-circuite à la racine tout mensonge, pouvoir occulte, ou manipulation.
La particularité de ce compte, c’est qu’on peut y « stocker », même d’un seul coup, jusqu’à notre espérance de vie en salaire minimum continu, plus six ans. Par contre, et je vous propose d’étudier tous les aspects positifs de cette façon de faire, cet argent n’est pas disponible directement. Non, il est rendu disponible au débit du salaire minimum continu. C’est-à-dire que si je reçois une grosse somme d’argent, il faudra plusieurs jours ou, peut-être, plusieurs mois pour qu’elle soit effectivement utilisable. Vous comprenez ?
On a utilisé des couleurs, mais on pourrait aussi utiliser d’autres termes. On dit que l’argent vert est celui qui est à soi et totalement disponible pour acheter ce qu’on veut, et que l’argent orange est celui qui est bloqué sur notre compte et qui s’active au rythme du salaire minimum continu. Pour quelqu’un qui travaille normalement pour la cité, ça ne change rien : son argent est vert directement. Mais pour ceux qui gagnent plus, ou même beaucoup plus, il faut attendre. Vous comprenez ? Ce n’est pas compliqué.
Il y a quelques dérivés amusants à cette manière de se répartir l’argent. Je vous donne à titre d’exemple une situation qui peut être atteinte : mettons qu’une personne jeune ait lancé une initiative qui la rend rapidement riche. Elle a déjà sur son compte tout l’argent qu’elle pourra jamais posséder et dépenser à Adikan. Eh bien, elle peut choisir d’en faire don à la cité, et la cité lui offre en retour la garantie de recevoir le salaire minimum continu jusqu’à la fin de ses jours. Il y a quelques personnes qui sont dans le cas à Adikan, mais ce n’est pas la majorité. Ils sont donc en quelque sorte rentiers, et tout ce qu’ils font en plus pour le collectif est bénévole. Ils pourraient choisir de se renfermer sur eux-mêmes et de profiter d’un niveau de vie élevé, mais c’est rarement le cas. Ce sont souvent des gens qui aiment entreprendre, et ils dédient alors toute leur énergie au collectif, aux projets de la cité, selon ce qui les passionne.
Bon, comme d’habitude, ça peut aller encore plus loin. Je suis d’ailleurs toute ouverte à répondre à vos questions si vous en avez ! Vous savez que vous pouvez me contacter via mon blog foelia.net. Mais je m’arrête ici pour ce point, pour que ce ne soit pas trop long.
J’espère avoir été claire, même si c’est un peu technique ici. Je partage tout ceci pour faire réfléchir les solteriens en transition, dont je fais partie. Oui, on pourrait faire comme ça aussi ! On peut choisir nos règles du jeu plus consciemment dans nos collectifs. C’est même incontournable, comme dirait Elior !
N’hésitez pas à liker et à vous abonner si ce n’est pas encore fait !
Je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan et vous envoie tout mon enthousiasme.
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 5 : « Chacun peut entreprendre. »
Bonjour, mes amis cocréateurs ! C’est Foelia ! Aujourd’hui, nous explorons le cinquième point de la charte d’Adikan : « Chacun peut entreprendre. »
Ça parle des entreprises, qu’on appellerait plutôt à Adikan des « entredonnes ». C’est la traduction la plus limpide que je puisse donner. Il n’y a en fait pas d’entreprise à Adikan au sens où nous l’entendons. Il n’y a pas cette possibilité qu’un individu vienne se placer sur une veine énergétique de la production et en détourne le cours à son seul avantage. Personne ne vient se placer « entre » un bien et celui à qui il bénéficie pour « prendre » une partie de son énergie. C’est pour ça que j’appelle plutôt ça « entredonne », parce que l’intention est a priori de donner une plus-value au collectif.
Par facilité, on va quand même continuer à parler d’entreprises, mais il faut que vous sentiez bien qu’on ne parle pas de la même chose que sur Solter. Ce qu’on nomme actuellement des entreprises, ici sur Solter, sera, j’en suis certaine, bientôt vu comme une aberration. Et on se demandera comment on a laissé faire ça si longtemps, comment on a pu trouver ça normal ou seulement acceptable de créer ainsi des organes de pouvoir tyranniques indépendants des états, tout en faisant croire à une démocratie.
Quand on dit qu’à Adikan, chacun peut entreprendre, parlons concrètement ! Ça veut dire que tout adikanien peut demander l’ouverture d’un compte d’entreprise et récolter dessus assez d’argent pour lancer l’activité qui l’inspire. Il y a des actionnaires : ce sont tous ceux qui croient en cette entreprise. N’importe quel adikanien peut mettre de l’argent sur la nouvelle initiative. Et il y a aussi possiblement des dividendes, même s’ils sont plafonnés. Beaucoup de nouvelles initiatives fonctionnent sur ce modèle du financement participatif. C’est un peu dans la culture adikanienne de soutenir les initiatives qui nous parlent avec une partie de notre argent.
Les comptes des entreprises ne sont pas plafonnés et la rétrocession d’un sixième des bénéfices n’y est pas appliquée, sauf pour les ventes vers l’étranger. Et c’est normal, puisque ça reste de l’énergie collective adikanienne. Mais ça, c’est le prochain point de la charte. On en parlera bientôt.
Donc, « chacun peut entreprendre » doit être compris comme un droit adikanien. La créativité est le ciment de l’état d’esprit d’Adikan. Tout est fait pour l’encourager. On parle de la créativité individuelle qui nourrit le collectif, qui fait évoluer tout le monde et encourage tout le monde. Il n’y a pas de limite au nombre d’entreprises qu’un adikanien peut lancer, ni besoin de demander une quelconque autorisation, ni besoin de contrôle d’ailleurs, grâce à la règle de transparence totale qui s’applique sur toutes les transactions.
Cet aspect entrepreneurial n’est pas le plus simple à comprendre, parce que c’est sans doute celui qui est le plus éloigné de notre réalité actuelle. Et il s’éclairera davantage lorsque nous explorerons les autres points de la charte.
Voilà les amis ! Un pas de plus dans la découverte de cette manière de fonctionner qui nous vient de loin, des étoiles, et en même temps de près, puisqu’elle est là, vibrant dans notre subconscient du futur proche. Quel sera le gout de la vie sur Solter d’ici seulement un siècle ? Bien malin celui qui peut le dire ! Mais il y a peut-être une certitude quand même : il sera bien différent de celui d’aujourd’hui, grâce à tout ce que nous aurons tenté, à tout ce que nous aurons construit, à tout ce par quoi nous nous serons laissés inspirés.
N’hésitez pas à liker et à vous abonner si ce n’est pas encore fait ! Et je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan.
Avec tout mon enthousiasme,
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 6 : « Les entreprises appartiennent à la collectivité. »
Chers cocréateurs ! C’est Foelia ! Et me revoici pour explorer avec vous le sixième point de la charte d’Adikan : « Les entreprises appartiennent à la collectivité. »
En réalité, c’est un point qui est fondamental et que j’ai dû traduire comme ça dans notre réalité, parce qu’il contraste vraiment avec notre manière actuelle de fonctionner. A Adikan, il n’est pas explicité tel quel parce qu’il est perçu comme évident.
Adikan est un lieu où tout est fait pour soutenir la créativité individuelle au service du collectif. C’est aussi un laboratoire, un lieu de recherche perpétuelle pour améliorer constamment la manière dont l’élan personnel peut s’intégrer harmonieusement à l’élan collectif.
Je viens d’avoir une conversation intense avec Elior à ce sujet. Il me disait qu’il fallait voir le collectif comme un grand corps en formation, avec ses organes différents, qui ont besoin les uns des autres pour se déployer, et aussi avec cette hiérarchie de responsabilités à prendre pour grandir individuellement.
Ainsi, ce point se marrie avec le précédent : chacun peut entreprendre ET les entreprises appartiennent à la collectivité. C’est-à-dire que n’importe qui peut lancer une entreprise dans une direction qui l’enthousiasme, qu’il peut y nourrir son ego jusqu’à un certain point si besoin, et que les employés de cette entreprise apprennent à être des gardiens de l’éthique, des observateurs directs du fait que la vision du directeur reste orientée vers le bien de tous. Comme personne n’exerce un pouvoir sur d’autres, comme nous le verrons dans le point suivant, un directeur fondateur visionnaire n’exerce aucun pouvoir sur ceux qui suivent son élan, qui sont les employés de son entreprise, pour prendre un terme que nous connaissons, même s’il ne correspond pas à l’état d’esprit adikanien. Le fondateur est gardien de la vision, les supporteurs sont gardiens de l’éthique.
Ainsi, les entreprises, ou « entredonnes » pour être plus en concordance avec l’état d’esprit, sont bien le fruit de la créativité individuelle qui cherche à s’intégrer harmonieusement au bien collectif, afin d’être une plus-value pour l’ensemble. Toute entredonne se met à fonctionner comme un microcosme, un organe autonome et sa gestion est un art fraternel. N’ayons pas peur des mots, parce que c’est vraiment ça. Chacun, à la place qu’il occupe, actionnaire, supporteur, employé, directeur, a quelque chose à apprendre, à raffiner dans sa posture. Puisque c’est su dès le départ, on cherche à vivre l’aventure dans cet état d’esprit. Vous comprenez ?
Donc, pour résumer, oui, il y a une place pour l’ego dans les limites du raisonnable, mais il est surtout question de cheminer ensemble avec le souci du mieux-être collectif.
À nouveau, on traverse ça très vite. N’hésitez pas à me revenir avec vos éventuelles questions si vous avez envie d’approfondir. Tout ceci n’est qu’un premier jet, teinté de mes propres limites actuelles dans la traduction, et destiné à être sans cesse affiné.
J’espère que ça vous a plu, que ça peut distiller progressivement un état d’esprit et une manière d’expérimenter, pour le futur, mais aussi pour aujourd’hui, directement.
N’hésitez pas à liker et à vous abonner si ce n’est pas encore fait ! Et je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan.
Avec tout mon enthousiasme,
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 7 : « Nul n’exerce de pouvoir sur autrui. »
Chers cocréateurs ! Ici Foelia ! J’ai toujours autant de plaisir à vous retrouver. Nous évoquerons aujourd’hui le septième point de la charte d’Adikan : « Nul n’exerce de pouvoir sur autrui. »
J’ai dû le reformuler comme ça, même si on aurait pu simplement et positivement le traduire par : « Chacun est souverain. »
Plongeons un instant dans ce que ça signifie vraiment. Eh bien, que c’est l’individu qui décide pour lui-même, mais sans rien imposer aux autres. Est-ce que ça veut dire que chacun fait ce qu’il veut n’importe comment ? Évidemment non, puisqu’il y a ce souci des autres ! La liberté n’existe pas sans responsabilité. Elle ne se demande pas, mais se construit sans cesse, tant pour soi que pour le collectif.
Les jeux de pouvoir sont considérés comme des maladies mentales à Adikan. Faire pression sur quelqu’un pour l’obliger à faire ou à accepter quelque chose qui va à l’encontre de ce qu’il sent juste n’est pas accepté par le collectif. Et chacun est garant de ce point. Les jeux de pouvoir ne sont généralement possibles que parce qu’ils sont cachés ou tacites. La responsabilité de chaque Adikanien, témoin d’une pression subie par un pair, est de la mettre en lumière pour qu’elle cesse.
Vous imaginez peut-être que rien n’avance si personne n’oblige personne, ou s’il n’y a pas d’autorité exercée. Eh bien je dois vous dire que si ! Les choses avancent si chacun prend la responsabilité de ne pas s’opposer de manière puérile à une proposition. Quand on choisit de vivre à Adikan, on sait qu’on est là pour faire un travail intérieur avant tout, un travail orienté sur notre capacité à prendre part à un projet collectif, à créer de l’unité dans la diversité. On a dès lors ce mécanisme de « retour à soi » qui, dès qu’on sent qu’une situation nous heurte, nous demande de faire une proposition constructive. Cette proposition doit tenir compte du besoin de l’autre autant que de notre propre besoin. On appelle ce processus « Propozam », ce qui signifie simplement « je propose.
Par exemple, un directeur n’exerce aucun pouvoir sur ses employés. Il gère seulement sa couche de responsabilité et fait des propositions depuis cette position qui est la sienne. Les employés font de même depuis leur position. Et il revient à chacun de s’exercer à prendre une posture constructive, proposante, et de mettre en lumière les oppositions stériles, qui ne proposent pas de solution inclusive et harmonieuse.
Ainsi, pour faire respecter ce point – « Nul n’exerce de pouvoir sur autrui. » – il n’y a pas d’organisme de contrôle, mais la vigilance de chacun. Il y a par contre tout un réseau de médiateurs auxquels on peut faire appel lorsqu’un conflit n’est pas surmonté facilement. Ça oui ! Et c’est important de signaler qu’un grand travail dans ce sens est effectué quotidiennement à Adikan, Les Adikaniens deviennent tous, par la force des choses, des médiateurs. Adikan peut même être considérée comme une école de médiateurs à la dimension d’une cité, parce que chacun apprend dans ce sens, en s’impliquant dans les divers projets collectifs. La médiation est un outil de paix, alors que la prise de pouvoir est une arme de guerre.
Voilà ! Une fois de plus, c’est un peu court, mais je préfère conserver ce format. Vos questions sont les bienvenues pour aller plus loin.
N’hésitez pas à liker et à vous abonner si ce n’est pas encore fait ! Et je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan.
Avec tout mon enthousiasme,
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 8 : « La terre et toutes les ressources n’appartiennent à personne en particulier. »
Chers cocréateurs du monde nouveau, ici Foelia ! Aujourd’hui, nous nous attaquons au huitième point de la charte d’Adikan : « La terre et toutes les ressources n’appartiennent à personne en particulier. »
J’aurais pu traduire plus positivement : « La terre et toutes les ressources appartiennent à la collectivité. » Mais je voulais bien marquer le fait qu’à Adikan, et dans nos cités du futur, il n’y a plus la même notion de propriété privée. Est-ce à dire que rien ne nous appartient ? Eh bien, c’est un peu l’état d’esprit libérateur qu’on recherche. Nous sommes des hôtes de la vie et tout nous est prêté. Évidemment, ça ne veut pas dire qu’on n’a pas son espace personnel, sa maison ou son appartement. C’est important pour le sentiment de sécurité qu’on ait l’assurance de pouvoir rester chez soi. Ce n’est pas de ça qu’il s’agit. C’est surtout qu’on cultive un état de légèreté, hors de la notion de possession.
Pour parler concrètement, et dans des concepts qu’on connait mieux : on est tous locataires à Adikan. Ça, c’est clair ! Il n’y a pas de propriétaire, ni des terres, ni des ressources. Personne n’accapare quoi que ce soit pour lui-même. Au contraire, chacun reçoit, s’il le souhaite, une parcelle de la cité, dont il doit prendre soin : sa maison, son jardin.
On ne se rend pas compte à quel point l’ego s’agrippe aux possessions jusqu’à s’en rendre malade, et à quel point un sentiment de liberté peut entrer en nous quand on se sent accueillis et choyés par la vie, grâce au fait d’apprendre plus d’harmonie dans les relations qu’on entretient avec nos voisins, les animaux, la nature.
Adikan est une université, avec ses différentes facultés. Et l’une des choses qu’on y apprend, c’est de passer du désir d’avoir à la joie de servir, d’être utile exactement là où on a quelque chose à donner, c’est-à-dire là où s’exprime notre enthousiasme personnel.
C’est vers ça qu’on va ensemble, mes amis solteriens : une société où chacun tente l’harmonie, où chacun s’entraine à mieux se connaitre pour ne plus succomber à toutes les invitations de la peur. Et je suis si heureuse de vous faire venir ces quelques images de ce futur qui nous attend, et que je vois comme tellement lumineux.
N’hésitez pas à liker et à vous abonner si ce n’est pas encore fait ! Et je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan.
Avec tout mon enthousiasme,
Votre dévouée Foelia.
Voilà ! C’était tout bête. Ca ne nécessite pas vraiment d’explication, ce point. Sauf si tu vois quelque chose d’important à rajouter, Elior ?
Elior
Je crois que ce qui est le plus important à cette étape, c’est de donner envie à un maximum de solteriens de participer à la création de ce type de lieu de vie, qu’il s’agisse d’une cité ou d’une communauté plus petite. Entrer dans trop de détails n’est pas plus nécessaire que ça. Ça balise certes un chemin, mais il sera tellement vécu différemment quand vous l’arpenterez réellement que ce n’est pas la priorité.
Ce que tu fais ici est très bien : juste énoncer les bases sur lesquelles construire. Le détail viendra en son temps.
Charte d’Adikan 9 : « Principe de transparence. »
Bonjour mes amis cocréateurs, ici Foelia ! Je reviens vers vous pour examiner le neuvième point de la charte d’Adikan, qui peut être simplement nommé : « Principe de transparence. »
C’est une règle importante, qu’on tente avant tout d’appliquer à soi-même, individuellement. C’est l’inverse du mensonge, de l’occultation, de la dissimulation. Personne ne détient le monopole d’une information qui concerne le collectif.
Certains traduisent ce principe comme ceci : « Toute information doit pouvoir être connue par tous ceux qu’elle concerne, de près ou de loin. »
Personne n’a le monopole de l’information, d’aucune façon que ce soit. Si un seul a accès à une information, l’ensemble doit pouvoir y avoir accès. Ainsi, nul ne peut exercer un pouvoir psychologique ou monnayable sur autrui par le biais d’une information cachée.
Par exemple, à Adikan, nos comptes sont visibles par tous. Je parle de ce qu’on pourrait comparer à nos comptes bancaires. Que ce soient ceux des entreprises, celui de la cité, celui de chaque individu. Tous les mouvements d’énergie-argent sont visibles publiquement. Je sais que ça peut paraitre radical quand on n’a pas l’habitude, ou quand on a des peurs qui émergent. Mais ça permet à beaucoup de choses de se stabiliser par elles-mêmes.
Bien sûr, ça ne marcherait pas dans un environnement politique incertain. Si on veut transposer ça dans nos sociétés, il faut une totale souveraineté politique. Il ne faut plus qu’aucune pression ne puisse être exercée par des élites, ou un gouvernement quelconque, sans quoi la transparence peut être une arme de contrôle.
La transparence n’est un moyen de contrôle que si elle ne s’applique pas à tous de la même manière. Si elle est totale, alors c’est toute la communauté qui peut s’auto-réguler, sans besoin de créer un organisme particulier pour le faire.
Maintenant, ça ne veut pas dire qu’on n’a pas de vie privée. Ce qui ne concerne que nous n’a pas besoin d’être exposé aux yeux de tous. C’est seulement un principe qui coupe l’herbe sous le pied de toute velléité de manipulation grâce à la dissimulation.
Ce principe a bien d’autres implications et applications, mais mon but n’est pas de toutes les citer ici. Je voulais seulement vous faire sentir que c’est une décision collective radicale qui a beaucoup d’avantages et qui mériterait qu’on la mette à l’étude dans nos futurs lieux de vie.
Voilà pour ce neuvième point de la charte d’Adikan, le « principe de transparence ».
N’hésitez pas à liker et à vous abonner si ce n’est pas encore fait ! Et je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan.
Avec tout mon enthousiasme,
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 10 : « Principe de liberté ».
Bonjour, chers cocréateurs du monde nouveau ! C’est encore Foelia, pour vous accompagner dans ce dixième point de la charte d’Adikan, qu’on nomme simplement : « Principe de liberté ».
Sur cette planète, nous n’avons pas encore bien intégré ce que représente la vraie liberté. On la confond souvent avec l’idée de pouvoir faire ce qu’on veut quand on veut. En réalité, ce comportement est tout sauf libre, puisqu’on cède à nos désirs, dont on est finalement esclaves.
De plus, dès qu’on décide de faire de l’harmonie notre champ d’expérimentation, on se retrouve devant ce problème : si chacun fait ce qu’il veut sans se soucier des autres, impossible d’être bien ensemble. Le tout est donc d’apprendre à trouver comment suivre son élan, tout en respectant celui des autres. La liberté est là, et elle est exigeante ! C’est un apprentissage qu’on fait tous les jours à Adikan, et qui se raffine sans cesse, tant pour chaque individu que pour le bon fonctionnement de la collectivité.
La créativité individuelle est considérée comme précieuse et tout doit être fait pour lui permettre de s’exprimer. C’est pourquoi chaque projet que nous lançons passe par une phase de réflexion : « Qu’est-ce qui, dans la réalisation de mon élan, pourrait nuire aux autres êtres sensibles ou à la nature ? » Et c’est à chacun d’être transparent sur ses intentions et sur la communication de celles-ci. Notre système informatique nous permet ainsi facilement d’envoyer une notification à toutes les personnes qui pourraient être impactées par notre projet.
L’éthique veut que nous ne nous opposions jamais au projet d’un autre sans avoir pris un moment pour clarifier ce qui nous perturbe dans son intention, et sans avoir fait une contre-proposition qui nous soulage, tout en prenant en compte le besoin d’expression de l’autre. Les deux pôles sont d’égale importance : me respecter moi et respecter l’autre. C’est ce qu’on appelle la vraie liberté, et ce degré de liberté n’est possible que dans la créativité : l’invention d’un chemin qui réconcilie les apparents contraires et permet à chacun d’exprimer son enthousiasme afin qu’il se marie avec celui du collectif et perpétue l’harmonie.
Ne croyez pas que tout est rose pour autant. Ce chemin se balise en se parcourant, et demande nécessairement un dépassement de nos ornières personnelles, de nos peurs, de nos inconsciences.
Et il faut dire ici quelque chose d’important : pour vivre à Adikan, il faut être habité par ce désir profond d’avancer en connaissance de soi. Si on résiste à ça ou qu’on n’est pas prêts pour ça, on ne peut pas s’y sentir bien, puisque tout nous pousse à conscientiser ce qui n’est pas encore en paix en nous, à consoler nos blessures profondes. Tout ça est un véritable chantier vers la liberté, individuelle et collective. Il est ouvert à toutes les bonnes volontés, mais ne conviendra pas à ceux qui n’ont pas cet élan de rencontre avec eux-mêmes à travers le collectif.
Voilà l’essentiel de ce que je peux dire de ce point si important avec mes connaissances d’aujourd’hui et la mémoire qui m’est revenue jusqu’ici.
N’hésitez pas à liker et à vous abonner si ce n’est pas encore fait ! Et je vous dis à bientôt pour une autre vidéo sur la charte d’Adikan.
Avec tout mon enthousiasme,
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 11 : « Principe d’égalité ».
Bonjour mes amis solteriens ! C’est Foelia, pour partager avec vous quelques mots au sujet du onzième point de la charte d’Adikan, le « principe d’égalité ».
Ce point est assez évident à comprendre, je pense : chaque Adikanien a les mêmes droits et mêmes devoirs. Pas de privilèges. Tout comme pour la question de la transparence, c’est à chaque citoyen de veiller à l’application de ce principe. S’il détecte une inégalité, il peut formuler une proposition pour rétablir l’égalité.
Ce n’est pas tant la compréhension de ce principe que j’ai à coeur de vous partager, mais son application concrète. Par exemple, chaque Adikanien adulte a le même quota de jours de service par an, ces moments où nous travaillons gratuitement pour le collectif, pour que la cité devienne toujours plus belle et soutenante des projets de chacun. Tous les Adikaniens rétrocèdent le même pourcentage de l’argent qu’ils gagnent, et sont soumis au plafond individuel de la même manière, comme nous l’avons déjà évoqué. Chacun a aussi une voix équivalente pour orienter les projets de la cité.
C’est intéressant que je vous parle ici de notre manière de… voter. Oui, nous votons à Adikan ! Mais en direct. Pour chaque proposition, nous avons une voix. Et nous avons mis au point ce système de délégation de notre voix à des personnes de confiance qui maitrisent mieux tel ou tel sujet.
Je m’explique. J’ai par exemple un ami qui s’est beaucoup consacré aux questions économiques. Comme je n’y connais rien, ou peu, je peux décider de lui céder par défaut ma voix pour toutes les questions qui touchent à ce domaine. Mais je peux retirer ce « choix par défaut » pour toute question dont je souhaite me saisir, ou si je me rends compte que mon avis diverge de celui de cet ami. Vous voyez ? Notre système informatique central permet de gérer ça très facilement. Et nous serions tout à fait capables de mettre ça au point avec notre technologie solterienne actuelle.
Nous n’avons donc pas besoin d’élire des gens pour nous représenter systématiquement durant plusieurs années. Quelqu’un à qui on confie une responsabilité peut être démis de sa fonction en une minute si la majorité lui retire sa confiance. Cela permet d’éviter une bonne partie des ennuis que nous connaissons actuellement sur notre planète. Et cela se rapproche bien plus certainement de ce qu’on appelle une démocratie.
De plus, nous ne fonctionnons pas à la majorité, mais à la proportionnelle. Cela signifie que les moyens financiers sont répartis sur les projets d’après le nombre de soutiens qu’ils rencontrent. Ainsi, la voix de chacun pèse dans le budget global. Ça peut vous paraitre étonnant, et peut-être voyez-vous déjà des aspects qui vous semblent « infaisables » ou « irréalistes ». Comme vous le savez, je ne peux pas tout préciser ici. Je donne les grandes lignes, sachant que tout est plus fin que ce que je vous présente.
Voici en tout cas de quoi avancer dans la réflexion, pour peut-être mettre en place des fonctionnements inspirés par ces concepts. C’est en tout cas une joie pour moi d’apporter ma pierre à cet édifice en construction. C’est là que se déploie mon enthousiasme en tout cas !
N’hésitez pas à liker et à vous abonner si ce n’est pas encore fait ! Et je vous dis à bientôt pour la dernière vidéo sur la charte d’Adikan.
Avec tout mon enthousiasme,
Votre dévouée Foelia.
Charte d’Adikan 12 : « Principe de solidarité ».
Bonjour mes amis solteriens ! C’est Foelia. Eh bien nous y voilà : c’est la dernière vidéo de cette série sur la charte d’Adikan, et je vous propose de plonger immédiatement dans ce douzième point, qu’on appelle « le principe de solidarité ».
On aurait aussi pu traduire : « principe de fraternité ». De quoi s’agit-il ? Eh bien de toujours tout faire pour que chaque individu puisse avoir une vie décente, dans un sentiment de sécurité quant aux besoins élémentaires. On met tout en place pour que chaque Adikanien puisse conserver son accès aux biens communs le plus possible, même avec des choix de vie différents.
Il faut noter que la solidarité n’est pas institutionnalisée à Adikan, qu’il n’y a pas d’aides automatiques, pas de soutien financier non plus, puisqu’il y a toujours du travail. Ce n’est pas ça qu’on appelle la solidarité.
La solidarité nait toujours de la mobilisation d’individus touchés par une situation difficile vécue par d’autres. Il est important qu’il n’y ait aucune obligation de solidarité, sans quoi on entre en contradiction avec le principe de liberté. Certains consacrent leur temps à aider ceux qui en ont besoin, avec leurs propres talents et enthousiasmes, et ça reste un choix personnel.
Comme l’élan de chacun est considéré comme précieux, nous apprenons à bien gérer les séparations. C’est tellement important que je puisse vous faire comprendre ça ! On peut prendre des chemins de vie différents tout en se respectant mutuellement. Cela ne crée pas de désunion s’il n’y a pas de ressentiment. Au contraire, ça approfondit l’expérience de fraternité.
Je prends un exemple : imaginons qu’on se retrouve – et ça arrive – dans une situation où aucun terrain d’entente n’est possible, où deux visions inconciliables commencent à diviser le collectif. Eh bien la solution pour préserver l’harmonie est parfois simplement de se séparer. Il n’est pas question qu’un groupe, même majoritaire, empêche une minorité de prendre la direction qui l’inspire. Au contraire, on fait tout pour rendre ça possible ! C’est ça la solidarité profonde. Si une partie des habitants souhaite prendre une direction différente de la majorité, on les accompagne dans cette aventure aussi loin que possible. Et cela se marque dans le partage juste de l’énergie. Si, par exemple, une cellule d’Adikaniens se détache de la cité pour aller fonder autre chose, ils partent avec leur part des ressources, de la manière la plus juste possible. Vous comprenez ?
En informatique, on appelle ça un fork, ce moment où une partie du tout prend son indépendance pour continuer sa route autrement. Eh bien nous travaillons la solidarité jusque-là. Il y a tant à explorer qu’il serait irréaliste de penser qu’un même projet puisse convenir à tout le monde. Il est au contraire bénéfique d’explorer toutes les possibilités qui s’offrent à nous, en tant qu’espèce. C’est pourquoi les forks sont accueillis avec toute la bienveillance possible. Sans pour autant dire que c’est facile !
Cela est valable aussi au sein-même de la cité. Certains endroits sont réservés à l’exploration de nouvelles voies, de nouvelles manières de faire, hors de la norme. Des espaces sont prévus pour ça, comme des couveuses de nouveaux projets.
Et au niveau individuel, si notre chemin nous pousse à quitter la cité vers un autre lieu de vie, nous ne partons pas les mains vides. Ce que nous avons investi comme énergie personnelle à Adikan nous est rendu dans une certaine mesure, afin que la transition soit la plus fluide possible. Ainsi, chacun reste totalement libre d’aller et venir, de rester longtemps ou pas, et de continuer son chemin vers là où il se sent appelé.
J’imagine que ça ouvre tout un champ de questionnement pour vous, non ? Si c’est le cas, tant mieux ! C’était mon espoir en vous proposant cette série de douze vidéos.
Nous avons maintenant fait le tour de la charte d’Adikan. Loin de prétendre à l’exhaustivité, je souhaitais surtout vous donner un gout, une certaine musique de ce que j’ai pu ramener de là-bas. Maintenant, il ne tient qu’à nous d’avancer dans cette direction plus harmonieuse sur notre belle planète. C’est un chantier immense, je le sais. Mais il faut bien se lancer. L’état de notre humanité réclame d’urgence de nouvelles pistes de décollage. Elles ne peuvent être que naïves au début, mais elles s’affineront avec l’expérience des êtres de bonne volonté que nous sommes. Si vous m’avez écoutée jusqu’ici, c’est que vous en faites partie, n’est-ce pas ? Alors, n’attendons plus ! Il n’y a pas d’âge pour se lancer, pas de « meilleur moment », si ce n’est maintenant.
Cocréer des lieux de vies participatifs, qui ressembleront de près ou de loin à Adikan, me parait si essentiel à cette époque. Ne pensez-vous pas ? Chaque commune devrait avoir quelques hectares libérés de la propriété privée et des règles habituelles, consacrés à l’exploration de nouvelles pistes. Chaque pays devrait avoir sa cité participative pilote. Ne voyez-vous pas comme moi ce magnifique réseau de conscience qui émerge et sème les graines d’un futur plus libre, plus vrai et plus beau ?
Alors, travaillons à cocréer, travaillons sur nous-mêmes pour ne plus faire subir nos vieilles blessures non résolues aux collectifs desquels nous voulons faire partie. Apprenons la paix, la médiation, l’écoute profonde. Cultivons le dialogue plutôt que le débat. Retroussons-nous les manches et osons ouvrir, même maladroitement, ce chemin de fraternité sur notre belle planète.
Je reste à vos côtés avec tout mon enthousiasme et je vous dis à bientôt, pour continuer l’aventure !
Votre dévouée Foelia.
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