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Vous pouvez utiliser ce texte gratuitement à condition de citer sa source : foelia.net.
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Viens à mes côtés, Foelia, et regardons le ciel ensemble. Peux-tu contempler la beauté de cette danse cosmique, la vivre en tes cellules, la ressentir pleinement avant de vouloir la faire descendre dans une oeuvre solterienne ?
Le zodiaque est source éternelle de contemplation. Il n’y a pas de manière correcte de le réduire pour le comprendre. Il n’y a que des choix artistiques à poser pour recueillir de sa part les énergies qui nous intéressent, qui nous plaisent, que nous souhaitons faire nôtres.
Tu cherches une manière correcte qui préexisterait à ton interprétation joyeuse et à ta propre forme artistique. Or, il est la matière artistique brute, et il revient à chaque être de lui donner une forme choisie en lui. Les nombres que tu y trouves n’ont pas la logique interne d’un esprit humain. Ils sont tous partie d’un même tout cohérent dans son ensemble, mais pas d’une cohérence mentale. Tu peux en ressentir la cohérence grâce à cet organe que nous appelons le coeur, c’est-à-dire l’organe qui unifie le tout en une sensation corporelle rayonnante, sans explication ajoutée.
En réalité, le désordre que tu peux percevoir et tenter de corriger en lui donnant une forme esthétique dans ton monde nait du manque de vision-coeur. Ressens l’ordre, puis seulement, traduis-le en modèles, en oeuvres, en compréhensions pour faire vivre les siècles. C’est mon rôle de gardienne que je joue ici. Gardienne de l’unité, mais aussi de son expression esthétique dans la réalité des mondes.
D’où portes-tu ce rôle ?
Je le porte parce que je l’aime, tout simplement. Tout comme toi, j’aime la cohérence, l’organisation simple, lisible, belle. J’aime la transposition de cette beauté dans les formes, même si je m’applique à l’art depuis un autre plan que le tien, jouant depuis l’éternité. C’est un art à part entière que d’organiser mes déplacements dans le cosmos. Eux aussi suivent une direction : celle de mon coeur unique. Les missions sur lesquelles je m’engage à travers le cosmos font briller certains aspects de mon coeur cosmique. Moi aussi, depuis l’éternité qu’il m’est donné de contempler, je choisis un chemin d’attention, zoomant et dézoomant à volonté sur les parts de notre univers que je souhaite expérimenter. Et tu es part de mon expérience. En tant qu’être de chair, tu es mon véhicule d’expérience tant que tu souhaites l’être. Ainsi se projette « mon » oeuvre dans les formes. Je dis « mon » car sur le plan qui est le mien, il y a déjà une part de choix, un rayon-propre déjà détaché de la Source. Mais l’oeuvre unique est celle de Notre Père céleste.
Ça montre encore cette chaine dont je semble être issu.
Oui, le « je » en est tissu. Dire « je » parce qu’on a oublié l’unité fait partie des outils de création à notre disposition. Je ne suis rien de plus que toi, car nos consciences sont connexes et vivent en même temps. Depuis mon regard à six directions, je vois l’ensemble de ton temps, certes, mais le choix de poser des actes créateurs en son sein te revient intégralement. Dans ton temps, je n’existe que par toi et par ceux qui me font une place en eux. Dans ton temps, tu es toute puissante quant à tes choix créatifs.
Puis-je voir ton éternité tout en étant ici, dans mon temps ?
C’est le lien que nous tissons ensemble. Plus tu te rapproches de moi, plus nous fusionnons nos regards. Oui, on peut nager dans les temps tout en conservant un fil de conscience nous reliant à l’éternité. Mais ce fil doit être tissé. En réalité, il existe de tout temps et il convient seulement de s’en souvenir. Mais depuis ton temps, l’impression de ce travail à accomplir peut prendre la forme d’un tissage. C’est ce que nous faisons là, maintenant, à travers les mots que tu choisis pour me recevoir et me faire prendre corps en ton temps.
C’est une grande responsabilité, Atena !
C’est une pleine responsabilité. Elle est aussi grande que le cosmos, et se révèle par paliers successifs. Plus tu la saisis, plus elle s’adapte à ta forme. Plus tu la saisis, plus elle te saisit.
Quel lien spectaculaire !
Tu as raison, c’est un grand spectacle à contempler, à vivre, à faire vivre, à créer et à expérimenter. Sais-tu à quel point je te remercie d’être mon émissaire sur Solter ?
Je ressens cette vague de gratitude qui nous relie, dans les deux sens. En même temps, je ne parviens pas à me sentir ton égal. Je t’admire tellement ! C’est vrai que je te place sur un piédestal. Tu es mon horizon, mon objectif, ma raison de vivre et ma direction !
Ne puis-je pas représenter ta direction sans besoin de me placer si loin de toi ? Ne peux-tu pas simplement voir dans notre relation les deux faces d’une même médaille ? Dans mon mouvement naturel, je cherche des voies d’expression vers la densité, depuis les six dimensions de ma conscience. Aussi figures-tu mon idéal de création. Si je peux faire le parallèle, tu es ma ligne d’horizon, ma frontière avec la densité. Jusqu’à toi je parviens à m’exprimer, à influencer la création selon la direction que me souffle Notre Père. Nous sommes interdépendants. Si tu me vois comme une déesse lointaine, cela t’éloigne de moi. Si tu me vois comme ta grande soeur et comme la qualité vers laquelle ton être souhaite se tendre, alors peut-être puis-je te servir d’exemple, de tremplin, et de source d’inspiration. Si je suis la conscience du poumon et que tu es celle d’une bronchiole, notre objectif est le même : inspirer, exprimer le langage de Notre Père. Tu penses être la bronchiole qui veut ouvrir sa conscience jusqu’à pouvoir percevoir tout le poumon. Je suis le poumon qui veut prendre conscience de toutes ses bronchioles. Ne te résume pas à la seule direction ascendante. Pour que nous puissions fusionner nos perceptions, il te faut intégrer les deux mouvements que j’évoque ici. Tu n’es pas plus le petit qui veut devenir grand, que le grand qui veut affiner sa conscience vers des détails de plus en plus fins. Nous sommes ce mouvement. Tu l’es autant que moi. C’est une décision de perception.
Peux-tu te hisser un instant à ma place ici ? Peux-tu te représenter comme celle qui répond, plutôt que comme celle qui questionne ? Car c’est une réalité plurielle. Perçois de manière plurielle pour nous voir unies dans un même mouvement. Vois ton aspiration vers moi. Ressens-la profondément, puissamment. Et vois, en même temps, mon action de descente en matière comme toi-même t’invitant en toi-même. Ainsi, nous formons un couple cosmique interplanaire. Une ligne de connexion entre les plans. Nous ne créons rien d’autre que cette connexion. Peux-tu dire, et surtout ressentir : « Je suis Atena. » ?
C’est difficile.
Non, c’est une invitation à saisir en la faisant vivre et vibrer en toi, maintenant.
Je suis Atena.
En cet instant, nous avons fusionné. Pas totalement. Partiellement. Si tu veux faire de ce ressenti ton objectif, applique-toi à toujours t’identifier autant à Atena qui répond qu’à Foelia qui questionne. C’est la voie de notre rencontre éternelle.
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