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Lona, je te sens proche de moi. Et comme d’habitude, à la simple écriture de ton nom, le frisson dans la nuque. Je voudrais juste me connecter à toi et t’écouter.

Lona

Je peux descendre jusqu’à ta racine si tu veux, pour établir une connexion forte.

Je t’en prie !

Voilà, nous sommes au max du jour. Tu m’as appelée ?

Oui et non, pas si consciemment que ça, mais puisque tu es là, je compte bien profiter de ta présence.

N’as-tu pas appelé à l’aide ?

Si ! Je suis bête, c’est exactement ce que j’ai fait hier. Et tu vois ma conscience actuelle ? Sans mémoire, flottante.

Bon, je suis là pour te remonter le moral. Pas pour te faire la morale ou te triturer le cerveau afin d’analyser le pourquoi de ce que tu traverses. J’aime bien m’en tenir aux choses telles qu’elles se présentent. Je ne suis pas une grande analyseuse, mais peut-être plus une liseuse de situation. Attends, je mets mes lunettes ! Hihi. Alors, qu’est-ce qui vous turlupine, chère âmie solterienne ?

Haha, tu me fais déjà rire. Eh bien je me retrouve dans un état assez tendu, ne sachant pas où mettre mon énergie pour la suite de cette année, voire de cette vie.

Ton énergie, ton entrain, sort tout droit du rire. Alors je voudrais te faire rire, pour que tu vives dans tes cellules que tout ceci n’est pas grave ! Je n’ai pas dit pas important à regarder, mais sans besoin d’y mettre de la gravité, de tirer la tête jusque par terre. Ça, ce n’est pas nécessaire… du tout.

Tu crois que dans le rire je retrouverai le cap ?

Je ne crois pas, je sais, et je te l’indique !

Oulà ! Danger ! Attention, tu joues au guru avec moi ! Tu me manipules.

Indiquer, c’est manipuler pour toi ?

Non, mais tu affirmes quelque chose !

Je ne devrais pas ? Si c’est ce que je vis ! Après, tu es assez mure pour savoir que ce n’est que mon regard. La vérité t’appartient, non ?

Bien sûr, je te fais marcher, tout en essayant de déblayer encore un peu cette espèce de chape de plomb difficile à dépasser : cette croyance en une vérité extérieure à soi.

Oui. Ne te préoccupe pas de ça. C’est tout un système mis en place autour de vos consciences, mais il se dissipe. Tu crois devoir faire un travail pour le faire sauter, mais ce n’est pas vrai, ce n’est plus tellement vrai. Il se réduit chaque jour davantage dans votre monde actuel. Il n’y a pas de forces à engager dans cette direction. Je te le dis et te le reredis : la nouvelle direction du monde est donnée par l’enthousiasme.

Et quand on perd le contact avec lui, comment le retrouve-t-on ?

Il ne se perd jamais vraiment. Je veux dire profondément. Il est toujours là, sous la surface, derrière les nuages temporaires. Mais je comprends ce que tu dis : il y a des moments où tu n’arrives plus à l’incarner dans les actes. Mon souhait, c’est que tu le retrouves par le rire, par la légèreté. Pas une légèreté qui recouvre ce qui est difficile sous un voile. Juste la simplicité de déguster le présent tel qu’il se présente. Le présent est rarement maudit en lui-même. Parfois, il y a une seconde difficile à passer, mais ça se compte en secondes. Tout le reste de la journée est plutôt neutre, et demande à être habité par une conscience amplifiée, reconnaissante, à être dégusté.

Tu sais, tout ce qu’on a vu ensemble concernant la nutrition est valable tout le temps. Quand tu t’ennuies, déguste quelque chose. Ça veut dire faire en conscience et avec reconnaissance, plaisir, joie. Ce n’est pas important de forcément voir le futur très loin. Tu peux tout à fait accepter qu’il y a des heures où la vision à long terme est un peu floue, ou éteinte. Et alors ? Le présent, lui, est toujours présent, toujours à vivre, à croquer !

Je comprends que tu te sentes plus loin de ton enthousiasme, parce que tu as pris l’habitude de l’accrocher à cette faculté que tu as de percevoir assez loin dans le futur. Tout le monde ne fonctionne pas comme toi. Lorsque les images du futur te viennent, elles sont nourrissantes pour toi, elles te donnent de l’énergie, de l’enthousiasme, parce qu’elles en portent réellement ! Mais l’enthousiasme est tout aussi présent dans le présent. Sans direction claire, tu peux temporairement te contenter du « carpe diem ».

Je te le dis, parce que je vois que ce n’est pas ton naturel dans cette incarnation solterienne. Et c’est un bien : tu es faite pour importer une vision de la suite, donc du futur. Actuellement, elle se voile un peu, simplement parce que de nombreuses cartes sont en train d’être redistribuée. D’ailleurs, n’hésite pas à questionner Atena sur ce sujet. Je suis certaine que votre relation t’en apprendra plus. Mais ce n’est pas ma direction à moi. Je sais à vrai dire peu de chose de ton futur. Je m’intéresse davantage à ton présent et à ta joie. Alors, je viens simplement te rappeler qu’elle est toujours là. Tu ne dois pas rester sur le seuil de ta porte en contemplant l’horizon lointain et en espérant un signe du futur comme à ton habitude. Tu peux pleinement profiter des « petits bonheurs » comme on dit. Je t’assure. Fais ça ! Tu peux profiter de la conjoncture pour t’entrainer dans cette direction. Et ne t’inquiète pas, ta capacité à te projeter dans le futur reviendra bien assez tôt. En attendant, profite du présent !

Merci Lona ! C’est bien toi mon présent !

Si c’est le cas tant mieux ! Que vas-tu déguster, là, maintenant?

Un bon diner, pour commencer !

Ouiii ! Et n’oublie pas que tu as d’autres sens que le gout. Tu peux déguster ton paysage, ta maison, l’ambiance, les sons, les textures. Je reste près de toi, en toi, pour te proposer cet axe toute la journée. Qu’en dis-tu ?

Je dis : volontiers !