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Vous pouvez utiliser ce texte gratuitement à condition de citer sa source : foelia.net.
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Tout semblait en suspens, hors temps, sans espoir, sans joie, sans vérité. Quel était cet étrange rendez-vous, si fort dans son intensité ? Je souhaite que tu m’éclaires, Atena. Quel était le défi de ces derniers mois ? Qu’avons-nous traversé ici ?
Atena
C’est en toi que se trouvent les réponses. Plonge en toi pour les y trouver. Je veux bien te mettre sur une piste, mais tu dois conquérir les ressentis et les compréhensions par toi-même, c’est-à-dire sur base de ta propre attention et ta propre concentration.
J’ai la sensation d’avoir été enfermée dans un four à haute pression et d’avoir dû endurer ça sans comprendre, sans possibilité de fuite, de me sortir de là.
Peut-être la sortie n’était-elle pas de l’ordre de la fuite, mais bien de l’ordre de l’acceptation. Peux-tu voir ceci comme un test : jusqu’où vas-tu pouvoir résister à l’envahisseur ? Cette force de compression qui soumet tes corps à rude épreuve. Toute souffrance a pour porte de sortie l’acceptation. Tenir, résister, endurer, ce sont des solutions extérieures, qui forgent une carapace de protection, certes, mais qui ne te font pas évoluer.
Conservons ton image : tu sors d’un four. En as-tu profité pour bien cuire, bien extraire de toi les scories ? C’est un travail d’alchimiste qui vient de s’accomplir, comme celui qu’il accomplit grâce à l’athanor et à la force ignée qui sépare et trie ce qui sera briques à construire et déchets à rendre à la terre. Te voici neuve. À quoi as-tu pu renoncer ? Quelles scories as-tu pu laisser partir ? Quelle matière noble sort du processus afin d’être utilisée maintenant ? C’était la question posée par la lune de Goamsu.
Tout ceci ne sert qu’à une chose : conscientiser, afin d’aimer et d’agir pour servir le plan que tu portes.
Tout le monde a vécu ça, ou c’est personnel ?
Tout le monde vit ça, tout le temps. Tu dois comprendre que la pleine lune vient éclairer un espace du subconscient qui est toujours là, agissant dans l’ombre, de manière habituelle, ordinaire, et constante. Chaque pleine lune est un four, un agent d’intensité sur les forces non encore conscientisées. Le jeu est de se saisir de ces douze ou treize rendez-vous sur l’année pour vous délester consciemment, volontairement et tendrement des éléments qui ne participeront pas à votre avance, et de choisir toujours mieux votre orientation vers l’accomplissement de ce pour quoi vous êtes faits.
Je croyais que chaque décan portait sa signature, qu’il représentait un espace de notre monde intérieur à reconquérir et à réaligner.
C’est vrai !
Mais ici, tu dis que chaque pleine lune fait la même chose. Comment distinguer les spécificités du défi dans chaque décan ? Pour l’instant, il me parait souvent identique à tous les autres. Ça parle de transformation, d’acceptation, de laisser ce qui encombre et de mieux saisir ce qui construit… c’est comme si c’était tous les mêmes. Alors, quel intérêt de porter son attention sur chacun des trente-six décans ?
Considère que le premier regard te permet de ressentir ce cycle qui, périodiquement, suivant la lune, éclaire un aspect de toi. Ensuite, à force de chercher à voir, ton regard va se mettre à détecter de légères différences selon l’époque de l’année. C’est sur ces différences que je souhaite éduquer ton regard. Un jour, elles seront flagrantes. Cette éducation, à travers le gout des astres, la musique des sphères, va de pair avec l’éducation à vous observer vous-mêmes.
Lorsque tu regardes ton monde intérieur, pour l’instant, tu vois ce processus global, cette respiration qui t’aide à voir ce qui demande à être lâché et ce qui demande à être saisi. Petit à petit, tu verras que notre Père Cosmique a placé tout autour de nous les outils nécessaires à l’accomplissement du plan. Ils se trouvent comme des trésors à découvrir au fil des temps du zodiaque. Jusqu’à présent, comme un vieil écho d’un savoir passé, vous jouez encore avec les douze signes. Chacun les connait, plus ou moins. Toutes les cultures de Solter en conservent des effluves. Notre travail ici, est de mettre à jour ce qui a toujours été, avec un degré de précision trois fois plus détaillé : les décans. Mettre à jour, non pas sous forme de savoir, mais bien de ressenti.
Vous êtes une civilisation qui s’est perdue dans l’illusion du pseudo-savoir, en s’éloignant de son coeur. Pour le dire plus clairement, vous avez cherché la vérité dans le raisonnement logique, et vous avez bâti des cathédrales de description des choses : des modèles, tantôt élégants, tantôt boiteux. Mais qui, aujourd’hui, possède encore l’intelligence du coeur, c’est-à-dire celle du pèlerin qui saisit la carte et part en quête de sa propre expérience, en ressentant le chemin parcouru dans toutes les cellules de son corps de chair ?
Vous avez pris racine, mes amis. Vous ne vous déplacez plus dans l’expérience. Vos yeux ne perçoivent plus que le savoir inerte qui vous a été transmis, tantôt par des êtres qui ont voulu vous communiquer la carte de leur propre chemin afin de vous inciter à prendre la route, tantôt par des êtres qui ont voulu vous duper très volontairement. Mais dans un cas comme dans l’autre, vous êtes souvent restés devant les cartes, les tableaux, les modèles, ces savoirs froids, sans vous mettre en route. En route vers l’intérieur, puisque ces cartes parlent de votre intérieur, de notre intérieur à tous, puisque nous nous y rejoignons.
Ceci n’est pas grave, frères et soeurs de Solter. C’est un constat. Vous avez laissé l’illusion du savoir froid prendre place en vous et vous le prenez encore trop comme vérité.
Mon souhait, c’est de vous voir vous remettre en route. Saisissez les cartes qui vous plaisent ou n’en saisissez aucune. Suivez les êtres qui vous inspirent ou n’en suivez aucun. Cela n’est pas le plus important. Ce qui compte pour moi, pour nous, vos frères galactiques, c’est de vous voir à nouveau marcher dans la quatrième dimension, c’est-à-dire vous réapproprier l’épreuve, au sens noble : éprouvez ! Vous découvrirez alors immédiatement que ce que vous nommiez la vérité n’avait pas plus de valeur qu’une carte poussièreuse. Vous direz : « Oh, mais je m’étais arrêté en chemin ! Voici que je retrouve mes jambes, que je redécouvre que je peux éprouver par moi-même et me mouvoir où bon me semble, à la découverte des mondes et des temps ! »
Et ceci, mes amis, passe par le ressenti. N’étudiez plus le zodiaque à travers les mots ou les livres, mais éprouvez-le. Tentez de le nommer par vous-mêmes. Quel est son gout, sa musique, sa texture, en chacun de ses décans ? Développez votre propre vocabulaire, ou reprenez celui d’un autre marcheur inspirant. Peu importe. Mais marchez par vous-mêmes.
Je vous laisse ici, dans cette envie de ressentir. Cette vérité-là renferme, à mon sens, bien plus de saveur que celle qu’on regarde de loin à travers un mental qui croit comprendre, mais n’expérimente plus.
Merci Atena !
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